?> Paroisse et Famille - Une maison d'Édition au service des Paroisses et des Familles

Accueil | Carême 2010 | Librairie | Carterie| Abécédaire | Nous écouter | Nous écrire | Nous aider| Contact

Mardi 5 janvier

de la férie

« Les nations marcheront vers ta lumière. »

 

L’inefficacité des actifs

On se tue à force d’étudier pour faire de beaux sermons, et cependant on ne fait presque point de fruit. D’où vient cela ? C’est que la prédication est une fonction surnaturelle, aussi bien que le salut des âmes, qui est la fin qu’on prétend, et il faut que l’instrument soit proportionné à cette fin. Or, ce n’est point la science, ni l’éloquence, ni les autres talents humains, mais la sainteté de vie et l’union avec Dieu, qui nous rendent des instruments propres à procurer le salut des âmes. La plupart des prédicateurs ont assez de science, mais ils n’ont pas assez de dévotion ni de sainteté.
Le vrai moyen d’acquérir la science des saints et d’avoir de quoi remplir un sermon, une exhortation, un entretien spirituel, ce n’est pas tant d’avoir recours aux livres, qu’à l’humilité intérieure, à la pureté de cœur, au recueillement et à l’oraison.
C’est ainsi qu’en ont usé les saints Pères qui ont expliqué l’Écriture, les saints docteurs scolastiques qui ont enseigné la théologie avec le plus de succès, les saints prédicateurs qui ont prêché l’Évangile avec le plus de fruit.

Louis Lallemant (1588-1635), Doctrine Spirituelle, II, II, ch. VI, 4

Méditer :
« La prédication est une fonction surnaturelle. » Autrement dit, Dieu seul peut la rendre efficace ; mieux : elle n’est efficace que si Dieu parle en son apôtre, et il ne parlera en lui que si son apôtre se laisse transformer par lui et en lui.
La publicité est la caricature de la prédication : l’Évangile n’est pas un produit à diffuser, mais une déclaration d’amour, que seuls les amoureux de Dieu peuvent comprendre. L’évangélisation mise donc sur la grâce de Dieu dans les cœurs, plus que sur des paroles plus ou moins adroites.
L’apôtre ne méprise pas « la science, l’éloquence et les autres talents humains », mais il n’en veut qu’autant que l’amour en demande, sachant que sans cet amour, il ne serait que « cuivre qui résonne ou une cymbale qui retentit. » (I Cor. 13, 1)
Décider :
Lallemant (Louis, 1588-1635) Fils unique d'une famille de magistrats champenois, éduqué chez les jésuites de Bourges, Louis Lallemant, du fait de sa faible santé, après trois ans d’enseignement de la philosophie au collège de La Flèche, sera essentiellement chargé de la formation spirituelle de ses jeunes confrères à Rouen, seconde ville de France à l’époque. La chance du Père Lallemant aura été de pouvoir consacrer toute sa vie religieuse à la formation et à la direction spirituelle de ses jeunes confrères. Parmi eux figureront notamment les saints martyrs du Canada, ou encore des maîtres spirituels tels que les Pères Surin et Rigoleuc. Sa Doctrine spirituelle, notes prises par ces prestigieux disciples, fonde la vie apostolique définissant la Compagnie dans la plus intense recherche de l'union à Dieu.
L'Auteur :

Au fond, pourquoi si peu de chrétiens autour de moi ? Pourquoi les païens restent-ils païens ? Dans ma propre vie chrétienne, quelles sont les personnes qui ont été de vrais missionnaires auprès de moi et m’ont fait découvrir le Christ ? Comment pourrais-je avoir le même rôle auprès de mes frères ?